Web 2.0 : une simple histoire d’argent ?
Cloud Computing, Open Source, Green It, Web 2.0, tout ces « buzzwords » qui font la une de la presse spécialisée ne se résument-t-ils pas à une simple histoire d’argent ? Certes il y a des avancées indéniables en terme d’innovation, mais est-ce suffisant pour expliquer leur popularité auprès du plus grand nombre ?
Cloud Computing
La 1er application estampillée « Cloud Computing » est probablement gmail. Le principal apport de la messagerie de Google est de fournir gratuitement un service quasi professionnel qui coûtait relativement cher (coût de licence et coût de maintenance notamment). Le facteur économique (bien avant la mobilité et la sécurité) explique probablement en grande partie le succès fulgurant du service auprès d’un million d’entreprises.
Open Source
On met souvent en avant les valeurs éthiques de partage et de transparence attachées à l’Open-Source. Certains vont même jusqu’à dire que l’Open source est par nature plus fiable que le logiciel propriétaire. Tous ces sujets sont soumis à caution. Au-delà de ces débats, est-ce que la raison du succès de l’open source ne réside pas tout simplement dans la gratuité des licences ?
Green-IT
Lorsque l’on propose aux entreprises de sauver la planète, peu de gens se bousculent. Lorsque l’on propose d’économiser de l’argent sur la facture électrique cela marche déjà beaucoup mieux. Encore une simple question d’argent ?
Web 2.0
Avec le Web 2.0 on vous propose de la presse gratuite, une encyclopédie de qualité, un stockage en ligne gratuit,… Concernant le Web 2.0, le grand public retient, à mon avis la gratuité, bien avant l’aspect collaboratif.
Il me semble que ce qui caractérise la décennie Google (1998-2000) c’est une modification en profondeur des modèles économiques des sociétés de technologies et de très nombreuses autres. Les vendeurs de matériels, les sociétés de services, les producteurs de contenu, les éditeurs de logiciels doivent parfois intégrer une division par 10 de leurs marges (quand ce n’est pas une disparition totale). Il faut dorénavant trouver l’argent ailleurs et cela constitue une vraie révolution. Finalement on est peut être tout simplement entré dans la “nouvelle économie” …

C’est assez bien vue, et j’aime le parallele entre l’explosion du web 2.0 et l’avènement de l’ère du gratuit. Espèrons que la fin du web 2.0 envisagée par TechCrunch ne viendra pas mettre un terme avec celle de l’accès grtauit à la connaissance ou à l’email. God save Google.
à mon sens il s’agit plutôt d’une redistribution des cartes entre les principaux acteurs, la gratuité étant le meilleur outil marketing dans le domaine du “soft” (sur du “hard” ce serait du dumping, et donc en théorie interdit).
le meilleur outil marketing de la génération précédente était le piratage, mais comme il y avait encore beaucoup de “frottements”, il était possible de mettre ensuite en place des barrières pour percevoir une dîme. le net est trop fluide pour procéder de même.
il reste qu’avec des usages de plus en plus sophistiquée, la géographie reprend ses droits. disposer de datacenters au plus proche de l’abonné devrait s’avérer un atout intéressant pour proposer ultérieurement des contenus ou des services premiums.
voir par exemple le développement de la télé. pour que les gens s’équipent, il fallait que les programmes soient gratuits. une fois que tout le monde est équipé, les meilleurs contenus (sport, exclu…) passent sur abonnement. le revenu par utilisateur de ces chaînes est x10 par rapport au modèle sur la pub.
Tout à fait d’accord. En gros, il faut réussir à inventer des modèles économiques fondés sur la gratuité et la simplicité. Google le fait très bien.
Une nouvelle génération de consommateurs émerge, habituée à la gratuité. Il faudra réussir à les satisfaire.